Historique

FONDATION 1737

C'est en 1700 que le père DORBOUI, alors curé de la paroisse, demande deux Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy pour l'école primaire de filles fondée à cette époque.

Les "Sœurs Vatelottes" comme on les appelait alors apportèrent, avec leur dévouement à l'enfance, leur savoir-faire. D'abord autorisées par la Municipalité, c'est dès 1751 qu'elles exercèrent leurs fonctions d'institutrices avec accord de l'État.

En 1803, les "Sœurs Vatelottes" ne furent plus connues que sous le nom de Sœurs de la Doctrine Chrétienne, et c'est sous ce titre que désormais elles dirigèrent l'école primaire de filles à laquelle, en 1843 avec l'agrément et à la demande de l'administration locale, elles annexèrent un pensionnat.

C'est à cette date que doit se placer l'entrée des Sœurs de la Doctrine au numéro 12 de la rue Lupin (actuellement n°3), l'acquisition de cet immeuble pour y installer un pensionnat se situant à cette époque.

Ce pensionnat fonctionnera de 1843 à 1873, époque à laquelle, par suite de l'annexion de SARREBOURG à l'Allemagne, il fallut suspendre son extension. Dix années d'interruption forcée...

Mais dés 1883, Sœur GEBERTRUDE, alors Supérieure de la Communauté, entreprenait des démarches auprès du gouverneur impérial "MANTEUFFEL", en résidence à STRASBOURG, démarches qui aboutirent à la réouverture du Pensionnat.

En 1895, un terrain contigu au numéro 12 de la rue Lupin était acheté et mère EMERANCE, Supérieure de la Maison, y fit construire un bâtiment qui abrita les classes de ce qui se dénomma jusqu'en 1918 "ÉCOLE SUPÉRIEURE DE JEUNES FILLES".

Dès le retour de l'Alsace-Lorraine à la France, les programmes allemands furent abandonnés et remplacés par les programmes français.

 

CONSTRUCTION DE L'ACTUEL ETABLISSEMENT

La maison de la rue Lupin est jugée, et cela à juste titre, trop encaissée : religieuses et élèves y manquent d'air. Dès 1929, on procède à l'acquisition d'un profond jardin situé route de Hesse (actuellement Avenue Général de Gaulle), qui devient bientôt un bourdonnant chantier. Un nouvel édifice s'élève dans ce quartier encore désert.

21 avril 1931... Lors de la rentrée des vacances de Pâques, les élèves atteignent la cour par le grand escalier, c'est la traditionnelle dispersion vers les salles de classe.

Devant le nombre toujours croissant d'élèves, une demande d'ouverture d'un Enseignement Secondaire est déposée à l'Académie de Strasbourg. A la rentrée de 1933, le Pensionnat est devenu Établissement d'Enseignement Secondaire, avec préparation au Baccalauréat 1ère er 2ème parties.

1934 voit s'adjoindre la préparation du Brevet Supérieur.

 

LA TOURMENTE 1939-1944

1939 le Pensionnat devient "ambulance". Les religieuses "infirmières" se dévouent auprès des blessés...

Le mois d'août 1940 arrive et bon nombre de religieuses ne peuvent plus rester ; certaines parviennent à regagner Nancy pour y chercher des directives, d'autres n'y reviendront jamais.

Durant ces années sombres, le Pensionnat deviendra tour à tour «ECOLE SUPERIEURE» - «LAZARET» - selon les autorités du moment. Les religieuses tolérées trouveront asile à l'ancien Pensionnat.

Dès l'Armistice, l'équipe restée en vigie se mettra à l'œuvre pour reprendre possession des lieux. La tâche n'est pas facile, tout est à refaire.

Mère Saint François d'Assise se voit confier la charge de la maison. La tourmente passée, elle essaiera de lui redonner son essor.

 

DE L'APRES-GUERRE AUX ANNEES 1960-1961

Les élèves arrivent ; l'internat compte en 1954, 54 élèves. Les démarches entreprises auprès des Services Académiques permettent de faire reconnaître la section Ménagère comme «Ecole Ménagère Familiale» avec possibilité de préparer aux divers C.A.P des Arts Ménagers. Les cours de cuisine, couture, de coupe, de repassage, de formation générale sont dispensés aux élèves. 1954 verra l'annexion d'un Cours Commercial qui préparera aux divers C.A.P Commerciaux. Le 13 mars 1959, Monsieur le Recteur de l'Académie de Strasbourg accorde l'autorisation de réouverture de l'Enseignement Secondaire qui avait été suspendu de 1954 à 1959 pour manque d'effectifs.

Septembre 1959 verra donc au Pensionnat Sainte-Marie, officiellement INSTITUTION SAINTE MARIE s'ouvrir les classes de 6ème, 5ème en attendant la reprise des classes de 4ème et 3ème pour les années suivantes en contrat avec l'État.

Dès le 18 septembre 1959, l'Établissement offre donc trois orientations :

- Enseignement Secondaire classes de 6ème, 5ème, 4ème (1960), 3ème (1961), avec préparation au BEPC.

- Enseignement Commercial : s'étendant sur trois années préparant aux divers C.A.P : Sténodactylographie, Employé de bureau, Aide-comptable.

- Enseignement Ménager préparant aux C.A.P Couture et Arts Ménagers

Outre ces sections terminales, l'Établissement comporte à cette époque déjà une section enfantine comportant deux classes :

- Les benjamins de 3 à 5 ans.

- Leurs ainés de 5 à 6 ans.

 

DE 1968 A 1983

En 1968, l'Établissement compte plus de 460 élèves.

1970 : Le C.A.P des arts ménagers disparaît.

1972 : sera aussi l'année du rattachement de l'Établissement à l'Inspection Académique de NANCY-METZ.

Mais le bâtiment principal devient bientôt trop petit pour abriter le nombre sans cesse croissant des élèves.

En 1974, un second bâtiment est construit, il abritera les classes du Primaire. La mixité jusqu'alors réservée au Primaire s'étendra dès 1980 au Collège et au LP.

L'internat qui ne compte plus qu'une trentaine d'élèves disparaît à la rentrée 1981.

En 1983, Sœur Simone dernière sœur à diriger l'Établissement cédait la place à une laïque, Mademoiselle Marie-Thérèse CROISEAUX.

Conformément alors aux dispositions de la réforme HABY, trois établissements forment l'ENSEMBLE SCOLAIRE SAINTE MARIE :

L'ECOLE MATERNELLE ET PRIMAIRELE, COLLEGE, LYCEE PROFESSIONNEL

Depuis :

- La section couture disparait en 1992 par manque de débouchés dans la profession et est remplacée par un BEP Vente suivi du Baccalauréat Professionnel.

- Le C.A.P Sécurité est installé en 2001.

Un gymnase adapté aux pratiques sportives modernes est construit en 1998, le nouveau bâtiment du L.P abritant également le C.D.I est construit en 2002.

- La doctrine Chrétienne de Nancy dévolue la tutelle de l'Établissement au Diocèse de Metz en 2006 tout en préservant les valeurs traditionnelles portées par les sœurs :

      Accueil de tous sans sélection dans le respect des croyances de chacun, proposition de foi qui prend forme dans les manifestations organisées tout au long de l'année liturgique et dans les actions caritatives au profit d'associations.

 

L'actuel Gymnase :

 

Classe APS :